denier parisis du 5e type

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Denomination
  • denier parisis du 5e type

  • denier parisis

  • monnaie

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Description analytique

Droit/ Dans le champ BRTN (abréviation de BRITANORVM, "les Bretons") sous une couronne coupant le grenetis et rehaussée de trois pseudo-lis et de deux trèfles perlés.Revers/ Croix égale pseudo-lisée.

Désignation :Notes : Imitation du denier parisis du 5e type de Jean II le Bon Typologie : Sa. 261Notes : Monnaie inédite avant 1910. Elle n'était donc pas connue de Bigot, Poey-d'Avant ni Caron Référence du prototype : Dy 324Création :Rôle de l'auteur : EmetteurAuteur : Charles de Blois, duc de BretagneExécution :Date d'exécution : 1360 août 30  A partir14ème siècle, 3ème quartLieu d'exécution : RennesMatière et technique :Matière : billon noirMesures :Mesures : Diamètre en cm  2,15Poids en gr  1,20Inscriptions / marques :Type d'inscription : LégendeLangue : LatinEmplacement : DroitTranscription : + KAROLUS DUX Traduction : Charles duc Type d'inscription : LégendeLangue : LatinEmplacement : ReversTranscription : + REDONSIS ° CIVIS Traduction : Cité des Rennais Observations :Ni Auray, ni Tréguier, mais NantesGildas SalaünMusée départemental DobréeFaustin Poey d’Avant (n° 415) reprenant Alexis Bigot (n° 372) attribuait une imitation du denier parisis du 5e type au nom de Charles de Blois (1341-1364) à un atelier monétaire situé à Auray. Quelques décennies plus tard, cette identification fut révisée par Emile Caron qui voyait au revers le nom de l’évêché de Tréguier (n° III, page 47). Que ce soit Auray ou Tréguier, cet atelier monétaire présumé n’était connu que par une unique pièce usée.Les seules lettres effectivement lues Bigot et Caron étaient REGFaute d’avoir pu consulter cette pièce, les auteurs récents ont repris ces attributions .Or, cette monnaie, communiquée à Bigot par le docteur Aussant à Rennes d’après sa collection, a ensuite été acquise par le numismate nantais Paul Soullard et figure à présent dans les fonds du musée départemental Dobrée à Nantes sous la référence N-21.L’agrandissement ci-après semble a priori valider la lecture des quelques lettres visibles au revers REG. Restituées AREG par Bigot et TREG par Caron.Cependant, Paul Soullard découvrit un nouvel exemplaire en excellent état de conservation permettant l’identification du véritable atelier d’émission : Nantes. « M. Soullard ayant été dernièrement appelé à classer la collection de monnaies appartenant à la comtesse du Faouëdic peut certifier, grâce à la lecture facile d’une pièce, que Charles de Blois, duc de Bretagne, frappait monnaie non à Auray ou à Tréguier ainsi qu’on l’a toujours admis jusqu’ici, mais à Nantes. Cette rectification à la numismatique de Charles de Blois intéresse tout particulièrement notre société, puisqu'elle attribue à notre cité l’honneur d’avoir possédé les ateliers monétaires de ce prince » .Les villes d’Auray et de Tréguier n’ont probablement jamais été le siège d’un atelier monétaire.Pourquoi une telle erreur ?Ceci s’explique assez aisément par un double phénomène. Tout d’abord, ces auteurs ne disposaient à l’époque que de monnaies usées, celle attribuée à Auray ou Tréguier comme nous l’avons vu, mais également un seul exemplaire pour Nantes (Bigot n° 380), dont la légende était également incomplète.On conviendra en outre que sur cette monnaie le T adopte une forme très particulière, proche d’un G, et qu’on ne retrouve sur aucun autre type.Frappée à partir du 30 août 1360, cette pièce a été produite durant une période charnière de la guerre de succession de Bretagne. En effet, le traité de Brétigny, partageant la France entre Jean II (1350-1364) et Edouard III (1327-1377), fut conclut le 8 mai 1360, puis ratifié à Calais le 24 octobre suivant. Mais, ce traité partageait aussi la Bretagne : au nord, les Etats de Charles de Blois avec Rennes pour capitale ; au sud, les Etats de Jean IV, avec Nantes pour capitale. Cette monnaie est donc tout particulièrement importante pour la numismatique de Charles de Blois et l’histoire de Nantes, car elle témoigne des derniers instants de l’autorité blésiste sur la cité des bords de Loire.Rappelons enfin que Paul Soullard fut également le premier à découvrir un exemplaire de cette imitation du denier parisis du 5e type frappé dans l’atelier de Rennes . Domaine :NUMISMATIQUEEPIGRAPHIECollection antérieure :Type de collection : Collection privéeCollection : Soullard, PaulBibliographie :Type d'information : source vérifiéeRéférence bibliographique : Revue numismatiqueNotes : Présentée par Paul Soullard lors de la séance du 5 février 1910, voir les P.V., R.N. 1910, page XXIV. Référence bibliographique : Annales de la Société Bretonne de Numismatique etNotes : Gildas Salaün, "Ni Auray, ou Tréguier, mais Nantes", ASBNH 2007, à paraître. Multimedia :Multimedia : n-3126d.jpg K:\Mobydoc\Imagesn-3126r.jpg K:\Mobydoc\ImagesN-3126e.jpg K:\Mobydoc\ImagesNuméros d'identification :Numéro d'inventaire : N-3126Autre numéro :
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