Saint Christophe

Description analytique

Cette œuvre compte parmi les rares tableaux du maître conservés en France. Répertoriée en 1967 comme appartenant à une collection particulière lors de l'exposition Bosch à Rotterdam, elle est entrée au Musée départemental Dobrée en 1978.

Les différentes analyses, au cours de sa restauration, ont permis de découvrir que le panneau a été scié sur trois côtés.

La ressemblance entre cette œuvre et la Tentation de saint Antoine de New York est indubitable. Il est tentant d'en faire un des volets d'un diptyque destiné à la dévotion personnelle (le second serait alors un saint Antoine, conservé à New York). Les armoiries au revers du tableau du Musée départemental Dobrée, peu lisibles, ne permettent pas d'identifier les commanditaires.L'absence des personnages fantastiques qui hantent les œuvres de Bosch peut étonner. Il ne faut oublier que la peinture, incomplète, présente en partie basse des monstres dont on aperçoit les têtes, les armures ou les carapaces. Si l'on ne peut affirmer la paternité de Bosch, tout au moins pouvons-nous souligner une nette affinité avec les œuvres de ce peintre, notamment avec les autres saint Christophe connus.

Alors que le panneau est figé dans une quasi-immobilité, le saint semble avancer, comme le soulignent ses vêtements volant au vent. Le contraste entre le rose (couleur de l'Amour et de la Création) et le vert (symbole de l'eau purificatrice) se fait ici tout en douceur.

Texte descriptif

Bosch Jérôme (attribué à), Saint Christophe, fin XVe-début XVIe, huile sur bois (chêne), 978.9.1

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